Et s’il y avait un secret
pour rester toujours motivé(e) ?

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Secrets de motivation #édition 1

Justine MARTINEZ

Justine MARTINEZ

#motivation #objectifs #discipline #mental

Réussir à rester motivé(e) 365 jours sur 365, vous pensez que c’est possible ? Pourquoi certains jours on pourrait déplacer des montagnes (et on y arrive) et d’autres, notre motivation est au point mort ? 

La motivation c’est cette étincelle qui nous met en mouvement physiquement, mentalement et émotionnellement et nous amène à oser le premier pas. On sait qu’il est rare de battre un record du monde au premier essai. Les sportifs de haut niveau ont cette capacité à faire preuve d’une motivation et d’une résilience sans limites, en mettant de côté la douleur ou la fatigue, en tirant parti de leurs déceptions et de leurs échecs, pour faire mieux, la fois d’après. Et si, nous nous en inspirions pour développer notre capacité à rester motivé(e) quelles que soient les circonstances ? Avant d’agir sur sa motivation, il est indispensable de comprendre comment fonctionne son système. Ce qui draine et ce qui augmente notre énergie. Après il faut apprendre. Apprendre à visualiser la réussite, à utiliser son énergie sans la gaspiller et bien fixer les objectifs pour être sûr(e) de les atteindre.

Si vous êtes à la recherche de réponses et d’outils pour mieux comprendre le fonctionnement de votre motivation, de stratégies pour agir sur votre quotidien plutôt que de le subir, vous êtes au bon endroit ! Dans cette première édition sur la motivation, je partage des éléments de compréhension, des conseils issus de mon expérience et le fruit d’observations en neurosciences. D’autres articles suivront pour vous permettre d’avoir une vision d’ensemble des secrets pour rester motivé(e).

Bonne lecture ! Justine

L’ESSENTIEL

Comprendre d’abord. Pour mieux agir ensuite.  

La motivation est un système. Un processus multidimensionnel qui implique des mécanismes psychologiques, biologiques et émotionnels. Elle se construit autour de besoins fondamentaux et repose sur l’identification de « drivers » propres à chacun. Elle fonctionne comme une réserve d’énergie que l’on doit régulièrement alimenter, par boucles de renforcement et par récompenses, se consolidant à chaque expérience de succès. Nous avons tendance à oublier que c’est normal qu’elle fluctue. Elle ne dépend pas d’un simple effort de volonté mais de l’interaction entre plusieurs leviers : le sens donné à ce que l’on fait, la clarté des actions, le découpage des objectifs, la perception de progrès, l’environnement et les habitudes. Agir sur ces éléments permet de la maintenir et de la nourrir, même lorsque nous devons faire face à des obstacles et des moments de découragement. Les neurosciences démontrent qu’elle prend racine dans les circuits cérébraux de la récompense, où la dopamine joue un rôle essentiel, influençant l’anticipation du plaisir, l’engagement et la persévérance. Le piège, c’est que le cerveau privilégie la satisfaction immédiate : s’il ne voit ni sens, ni direction claire, ni récompense, il freine l’action. Nous procrastinons, nous dispersons notre énergie sur des enjeux secondaires ou nous abandonnons lorsque l’effort semble trop grand et les résultats trop lointains. Faire des petits pas, progressifs et réguliers, est un des secrets d’une motivation durable. La discipline et les rituels assurent une forme de constance mais la compréhension de son propre système, l’indulgence envers soi-même et la sensation d’avancement sont tout aussi essentielles. Apprenons à préserver notre « capital motivation », à revoir la manière dont nous fixons les objectifs, à trouver le niveau de tâche qui mène à l’état de flow, à doser avec justesse l’énergie et le temps, à anticiper les creux de vague (parce qu’il y en aura toujours) et à ajuster nos comportements et notre implication pour que le stock ne soit jamais à sec. 

COMPRENDRE COMMENT FONCTIONNE SON SYSTÈME MOTIVATIONNEL

Ces forces qui orientent (in)consciemment
nos comportements

Pensez-vous avoir trouvé la manière la plus efficace et la plus durable pour rester motivé(e) ?

C’est l’histoire de…

Deux randonneurs qui se donnent le défi de gravir la montagne la plus haute jamais franchie. Ils partent ensemble, très tôt le matin. Même sac sur le dos. Même sentier devant eux. Même condition physique. Même objectif : atteindre le sommet. L’ascension commence. Le premier lève souvent les yeux au ciel, en direction du sommet dissimulé derrière les nuages. Il pense à la distance, à la fatigue qui viendra, au fait qu’il languisse d’arriver. Il se sent rapidement découragé. Chaque pas lui rappelle l’effort qu’il lui faut fournir. Plus il avance, plus la montagne lui paraît immense, infranchissable. Plus il avance, plus il peine à avancer et à reprendre son souffle, presque coupé. Le second, lui, regarde le chemin. Le virage suivant. Le rocher plat où il pourra s’asseoir. Il marche tranquillement. Puis il s’arrête. Il sourit. Il contemple ce que la nature offre devant lui. Il repart. À la fin de la journée, sans l’avoir vraiment décidé, c’est lui qui a atteint le sommet. Alors que le premier a préféré rebrousser chemin et reporter cette ascension à une prochaine fois.

Quelle leçon en retenir ?

La motivation ne vient pas seulement de l’objectif final, mais de la sensation de progression et de satisfaction personnelle, de notre capacité à avancer, à prendre conscience des victoires et du sens que l’on donne à chaque pas que l’on fait. Ce n’est pas l’expérience de la montagne qui fait la différence, mais la façon de marcher et de considérer l’avancement.

« Si tes rêves ne te font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands. »

Mike HORN

– SECRET N°1 –
BIEN CALIBRER LES OBJECTIFS POUR DONNER DU SENS À L’ACTION
ET DES REPÈRES À LA PROGRESSION

Chacun d’entre nous sait se fixer des objectifs et faire des to-do list. Mais combien d’entre nous ont validé tous leurs objectifs à la fin de la journée ou de la semaine ? Combien d’entre nous ne reportent pas à plus tard et finissent la semaine avec une liste parfois plus longue que lorsqu’elle a démarré ? 

Dans le sport, un objectif sans motivation, c’est comme un athlète sans coach, qui s’entraîne par habitude, sans savoir sur quoi focaliser ses efforts. Le coach, lui, fixe un cap clair, découpe la saison en étapes, adapte le plan et remobilise sur l’objectif car il ambitionne un palmarès. Cela se traduit par une chose simple : si vous ne savez pas exactement ce que vous cherchez à améliorer cette semaine, vous progresserez mais de façon aléatoire. Les sportifs de haut niveau se concentrent sur un indicateur précis : un temps, un geste, une fréquence, une régularité. Le cerveau s’engage quand il sait quoi faire. La dopamine augmente quand le progrès est mesurable, pas quand le but est éloigné, à condition de choisir le bon niveau de difficulté. Trop facile, on s’ennuie. Trop difficile, on renonce. Les bons coachs ajustent en permanence. Ce qui compte, c’est le processus avant le résultat. Les champions ne contrôlent pas le podium. Ils contrôlent l’entraînement, la récupération, la préparation mentale. Ils savent transformer un objectif long terme en routines quotidiennes claires. La persévérance ne vient pas uniquement d’un mental fort. Elle vient du sens. Les athlètes qui tiennent sur la durée savent pourquoi ils font les efforts, pas uniquement pour une médaille. Mais pour être fidèles à leurs standards et un jour, les dépasser. Ce sont les réussites répétées, même insignifiantes, qui renforcent la motivation à long terme. 

Le sens et l’énergie donnés par les objectifs

Lorsque nous avons un objectif clair, nous savons pourquoi nous agissons. Il donne une direction, canalise l’énergie vers du concret (les tâches à accomplir, l’énergie mentale et physique centrées sur les priorités) et permet de mesurer les progrès, condition sine qua non pour maintenir la motivation. Avez-vous déjà remarqué combien un objectif mal défini fait perdre de l’énergie ? Les études scientifiques le confirment : un objectif précis améliore la performance de 20 à 30% par rapport à un objectif vague. Des objectifs flous ou mal calibrés affaiblissent l’engagement. Avoir un objectif précis, clairement formulé, « honnêtement » établi, valable pour soi, permet de rester concentré(e) et de mobiliser son énergie dans la bonne direction.

Exemple
Objectif vague : « Je veux perdre du poids. » Objectif précis : « Je perds 4 kg en 10 semaines en marchant 30 minutes chaque matin avant 8h. » Ce qui change ? Un chiffre, une échéance, une action concrète et une routine chaque jour. Le cerveau sait exactement quoi faire et quand considérer que c’est réussi.

Les champions ne se contentent pas de vouloir gagner : ils pensent, structurent, vivent et célèbrent leurs objectifs différemment. Ils partent d’une vision claire, recherchent quelque chose de bien plus grand que le résultat et visualisent ce que leur apportera l’atteinte de l’objectif. Chaque succès alimente le sentiment de compétence et d’efficacité personnelle : on se sent capable, légitime et prêt(e) à recommencer. Chaque objectif atteint valide que l’effort paie. Un cercle vertueux s’installe : le progrès perçu donne envie d’oser davantage.

Souvent, le problème n’est pas le manque de volonté mais une mauvaise « architecture » de l’objectif, un mauvais process pour l’atteindre. Une échéance claire notamment crée une tension positive qui structure l’action. Nous repoussons un problème ou nous ne nous y attaquons pas, parce qu’il est trop coûteux de revoir son système, parce que cela fait peur de remettre en question son fonctionnement et parce qu’il nous est trop difficile de savoir par où commencer pour changer nos habitudes.  

Trouver le « bon » niveau d’objectifs

La définition des objectifs est une des composantes nécessaire au changement de comportement si l’on commence par définir les critères d’un “bon” objectif. La motivation devient maximale lorsque la tâche est légèrement au-dessus du niveau de maîtrise actuel. Trop facile, on s’ennuie et on stagne. Trop difficile, on décroche et on perd confiance. Le bon objectif se situe entre les deux : suffisamment ambitieux pour stimuler l’engagement et suffisamment accessible pour éviter le découragement.

Chaque objectif doit nourrir nos valeurs, nos ambitions, notre « feu intérieur » et faire sens pour nous, notre « Why ». On reconnaît un « bon » objectif quand il génère de l’envie voire de l’impatience. Il ne doit pas répondre à une urgence ou à une pression extérieure (sans quoi il n’a pas de sens pour nous mais pour les autres).

Trois repères pour trouver ce point d’équilibre :
→ le sens, pourquoi cet objectif compte vraiment pour moi ?
→ le découpage, quelles sont les étapes intermédiaires jusqu’au résultat final ?
l’avancement, comment mesurer rapidement mes progrès ?
 

Lorsque ces trois conditions sont réunies, quelque chose change : nous percevons nos capacités, nous nous sentons plus fort(e)s et nous avons un sentiment réel d’évolution.  

Avoir une autre approche de l’objectif 

S’inspirer de James CLEAR – Auteur du livre « Atomic habits »
Pourquoi attendre d’être motivé(e) pour agir ? Concevons un environnement où l’action est notre seul choix.
Selon James CLEAR, le succès durable ne dépend pas de révolutions radicales ou spectaculaires, mais de l’accumulation de micro-changements quotidiens, en s’améliorant de seulement 1% chaque jour. À travers une méthode structurée en respectant quatre pré requis : rendre l’habitude évidente, attractive, facile et satisfaisante. Il invite à ne pas se focaliser uniquement sur les objectifs mais plutôt à concevoir des systèmes performants. Cette approche permet de « hacker » ses automatismes (les transformer), éliminer les routines sans intérêt et instaurer une culture d’amélioration continue, tant sur le plan personnel que professionnel. Ainsi vous créez une dynamique de performance où l’action précède la motivation et non l’inverse.

Exercice
Face à une tâche stratégique ou managériale complexe que vous repoussez par manque de motivation, lancez un minuteur et forcez-vous à n’accomplir que les 2 premières minutes de l’action, cela peut être simplement ouvrir le fichier et rédiger les premières lignes.  

S’inspirer d’Edgar GROSPIRON – Champion olympique et triple Champion du monde de ski de bosses
Nous contrôlons le processus, pas le résultat.
« L’objectif de résultat paralyse, l’objectif de processus libère ». L’objectif de résultat, revient à fixer son regard sur la ligne d’arrivée et ainsi à agir pour ne pas perdre plutôt que pour gagner. Le problème ? Cela génère de l’anxiété de performance et la peur de l’échec qui paradoxalement « brident » la performance. L‘enjeu perçu dépasse la confiance que l’on a en ses propres ressources. Plus nous voulons bien faire, plus nous nous mettons la pression et plus nous sabotons nos performances. C’est un cercle vicieux : une trop forte exigence envers soi-même devient le principal obstacle à soi-même. Ce n’est pas un manque de compétence. C’est un mauvais rapport à l’enjeu et l’obsession du résultat empêche d’y accéder. Il n’est pas question d’abandonner ou de dégrader son ambition mais de déplacer l’attention sur ce qui est actionnable maintenant : c’est l’objectif de processus. Et le processus, c’est ce qui permet de durer. 

Exercice
Définissez votre objectif principal. Réfléchissez à 3 actions concrètes que vous contrôlez à 100% cette semaine et planifiez-les. Évaluez en fin de semaine ce que vous avez fait, et non ce que vous n’avez pas encore atteint.

S’inspirer de Carol DWECK – Professeure de Psychologie à Stanford
Croire que l’on a le pouvoir de s’améliorer
Dans son TED talk « The Power of Believing That You Can Improve », Carol DWECK démontre qu’il existe deux façons de se percevoir face à un défi et que l’idée que nous nous faisons de nos capacités est capitale. L’état d’esprit fixe (« fixed mindset ») enferme un individu dans la fatalité et dans une logique de limitation : « Je suis comme ça et je ne changerai pas ». Ce qui pousse au découragement dès le premier obstacle et bloque toute progression. L’état d’esprit en croissance (« growth mindset ») consiste à considérer son intelligence et ses capacités comme évolutives : « Je ne suis pas encore capable, mais je peux le devenir ». Chaque obstacle est ainsi perçu comme une étape d’apprentissage et ouvre la voie vers l’avenir.

Exercice
Ecrivez un objectif qui vous bloque et pour lequel vous vous dites « Je ne suis pas capable de… » ou « Je n’arrive pas à… » Appliquez le filtre « growth mindset » pour débloquer vos pensées limitantes : réécrivez la même phrase en ajoutant « pas encore ». Réfléchissez ensuite aux compétences que vous pouvez développer pour sortir de l’impasse et validez la première action à réaliser cette semaine pour avancer. 

POUR METTRE EN PRATIQUE

De petits changements amènent à de grands résultats

Découper en sous-objectifs ce qui vous semble insurmontable amène à fractionner l’effort en une suite de petites actions successives permettant de progresser et de maintenir une motivation constante.  

Etape 1.
Rédigez avec précision votre objectif.
Décomposez-le en 5 grandes étapes maximum.  Découpez en sous-objectifs pour avoir une liste complète de tâches spécifiques. Donnez à chacune, un ordre de priorité.

Etape 2.
Transformez ces sous-objectifs en habitudes claires. Déterminez le temps nécessaire pour chaque tâche et les moments les plus appropriés.  Définissez la date limite de réalisation et réservez des blocs de temps pour ainsi créer un planning global

Etape 3.
Evaluez au fur et à mesure les progrès et le niveau d’avancement.
Prévoyez une petite récompense pour chaque progrès. Ajustez le process si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Regardez avec fierté le travail accompli jusqu’ici. Et continuez.

Etape 4. 
Fêtez votre réussite ! Analysez ce pour quoi vous avez eu des difficultés et comment vous pourriez faire différemment la prochaine fois. Suivez le même process pour un nouvel objectif en repartant de l’étape 1.

POUR APPROFONDIR LE SUJET DE LA MOTIVATION

Ecoutez mon podcast Place à l’expert

Comment stimuler sa motivation et sa concentration pour développer la croissance de mon entreprise ? 

POUR ALLER PLUS LOIN

Quelques suggestions de lectures

La méthode 1%, une petite habitude peut changer votre vie

Luca MAZZUCCHELLI
La motivation est instable, les habitudes créent la stabilité. Le cerveau adhère plus facilement aux petits engagements répétés. La vraie question à se poser est : « Quel est le plus petit effort que je peux répéter dès aujourd’hui ? » Une amélioration de 1% chaque jour paraît insignifiant sur le moment mais produit des transformations importantes avec le temps.

Le pouvoir des habitudes

Charles DUHIGG
Nos comportements sont guidés par des boucles d’habitudes (signal → routine → récompense). Arrêter
simplement une mauvaise habitude est difficile. La méthode la plus efficace consiste à changer la routine (et croire ce changement possible) en gardant le même signal et la même récompense. Certaines habitudes ont un effet domino : en changer une seule peut entraîner de nombreuses améliorations.  

Atomic habits

James CLEAR 
Les objectifs donnent une direction, mais ce sont les systèmes quotidiens qui créent les résultats. Les personnes performantes réussissent non pas parce qu’elles sont plus motivées, mais parce qu’elles ont construit un environnement et des routines qui rendent les bons comportements plus automatiques. Pour installer une habitude : rendez-la évidente, associez-y une notion de plaisir, créez les conditions pour que ce soit facile et qu’un retour positif soit obtenu rapidement.

La vérité surprenante sur ce qui nous motive

Daniel H. PINK
Trois besoins nourrissent naturellement la motivation : le besoin de sentir que l’on choisit (l’autonomie), le besoin de progresser, de développer ses compétences et de devenir meilleur dans un domaine (la maîtrise ou la progression) et le besoin de contribuer à quelque chose qui nous dépasse : une mission, une valeur, un impact (le sens ou la finalité). 

Changer d’état d’esprit : une nouvelle psychologie de la réussite

Carol S. DWECK
Les personnes qui adoptent un état d’esprit en croissance (« growth mindset ») considèrent que les compétences peuvent se développer grâce à l’effort, l’apprentissage, les stratégies et le feedback. Remplacer le « Je n’y arrive pas » à « Je n’y arrive pas encore » ouvre une logique de progression. Ce que vous pensez de votre potentiel influence davantage votre avenir que votre potentiel lui-même.

Foutez-vous la paix et commencez à vivre

Fabrice MIDAL 
Nous passons beaucoup de temps à nous juger, nous comparer, nous corriger ou nous pousser davantage. Optez pour une rupture avec cette logique de performance permanente. Car cette pression intérieure finit par nous couper de nos ressources et nous décourager. « Se foutre la paix » ne signifie pas renoncer à agir mais s’autoriser plus de bienveillance envers soi-même. 

HENSON DÉVELOPPEMENT

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